music kabyle
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Brahim Tayeb mp3

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2017
Brahim Tayeb

Résultat: 3.9/5 (42 votes)

2009
Brahim Tayeb

Résultat: 3.2/5 (702 votes)

2007
Brahim Tayeb

Résultat: 2.8/5 (430 votes)

2003
Brahim Tayeb

Résultat: 3.2/5 (718 votes)

1990
Brahim Tayeb

Résultat: 2.8/5 (105 votes)

Télécharger l'application Kbmusique sur votre mobile (Smartphone) pour écouter la musique de Brahim Tayeb. Téléchargement gratuit disponible sur Android et iOS. Brahim Tayeb, le voyageur à bord des sons Naissance en haute Kabylie {Larbaa Nath Irathem), là où tout chante… où même le silence est musical… Et c’est sans doute cette musique (ne dit-on pas qu’elle « adoucit les meurs ») qui a du dessiner sur le visage de Brahim ce sourire permanant et tant de charisme… Oui… Brahim Tayeb possède une étrange force intérieure… on se demande, quelquefois, d’où la puise-t-il quand on connaît le peu de cadeaux que lui a fait son pays… Il connaît très tôt le déchirement puisque arraché à l’âge de dix ans à sa Kabylie natale pour être pensionnaire à l’école des aveugles d’El Achour, à Alger. C’est pourtant dans cette école, où il eut six heures de musique par semaine, que Brahim va s’ouvrir aux autres musiques algériennes (Châabi, Malouf, Andalous…) et qu’il composera ses premières œuvres. Il retournera en Grande Kabylie pour poursuivre ses études secondaires, au lycée de son village natal, là où il devra affronter le monde des « voyants » (pas toujours clément). Mais non seulement il y poursuivra de brillantes études, il sera également l’idole des lycéens (et surtout celui des lycéennes !), particulièrement avec la chanson Ussan nni (ces jours là) qu’il interprète dans toutes les fêtes scolaires et qui restera, pour bien longtemps encore, dans les mémoires collectives, la chanson-phare des années 90. Quand Brahim, ayant décroché son Bac, ira à l’université (institut d’interprétariat, Alger),sa réputation l’avait devancé. Les étudiants fredonnaient déjà ses mélodies, s’identifiaient dans les textes évocateurs, gorgés de métaphores. En plus d’être traducteur dans trois langues : Arabe, Français, Anglais, le chanteur d’ussan nni traduisait surtout le mal-être de la jeunesse, les quêtes impossible, les amours déchirées… Il fréquentait régulièrement (souvent au détriment des ses propres cours) les cours de musique à l’Ecole Normale Supérieurs. Ses compositions vont ainsi s’enrichir de jour en jour, s’imprégnant de plusieurs modes, plusieurs cultures nous y verrons (plutôt y ouïrons) le tempéré fusionner avec le quart de ton dans un harmonieux et exquis mariage… Brahim aime voyager dans les rythmes et refuse la linéarité en musique. Chaque album est une histoire d’amour, une passion pour telle ou telle autre ambiance, une ouverture, sans doute d’esprit… Les premiers albums (Ussan nni; Hamlaghkem; Lekhyal) l’on vu se délecter dans les arpèges de guitare, explorant subtilement ses accords, multipliant les harmonies. L’orchestre était alors dominé par les instruments à cordes, les violons, la flûte. L’album Ur zrigh ara est d’abord celui de la sortie définitive des lieux communs, des sentiers battus : ambiance latino américaine, chanson en langue française, montage poétique… le cocktail est très typé, hors du commun… c’est peut-être pour cela que cet album est apprécié par un public particulièrement averti. Toutefois, le grand tournant de Brahim Tayeb est incontestablement sa « rencontre » avec l’oud. Oui, rencontre ! Parce que depuis, ils ne se sont plus séparés… Comme le manche de l’oud n’est pas fretté, Brahim y trouve désormais, un lieu où la naissance des sons n’a plus de limites. Ainsi, c’est sur l’oud qu’il composera Intas, dont le succès fera de lui incontestablement une des figures emblématiques de la chanson algérienne. Laissez-le donc voyager en musique… « Heureux qui comme Brahim à fait ce long voyage »… Laissez-le donc… en Kabyle, cela se dit Thikhras... c’est le dernier titre de Brahim Tayeb. Une chanson qui rassemble sous la même voûte plusieurs horizons. Nous y suivons le parcours (spatio-temporel mais aussi cérébral) d’un personnage qui tente inexorablement d’échapper à sa condition. Brahim traduit en sons polychromes et en paroles raffinées les évasions dans l’alcool, la « noyade dans le verre » mais aussi le … vers. Il nous fait vivre les périples de cet individu qui se livre aux flots de la méditerranée, fuyant une terre pour une autre qu’il croyait plus clémente, mais où il prendra conscience, non sans amertume, que l’exil est toujours intérieur… Heureusement que la musique de Brahim Tayeb abolit les frontières et donne naissance à une autre géographie… celles des sons et des sens ! Texte d’Amel Bendida-Tayeb Paris 2008 a l’ occasion du concert avec les musiciens de Paris